Biographie


Né à Lyon en 1976. Vit et travaille à Lyon. Artiste plasticien depuis 2009.

Les frontières de la toile : Polyvalent, touche à tout, teste-tout, dans un seul et même univers. Les bords d’une toile, le socle d’une sculpture, sont des limites spatiales qui m’ont toujours interrogé. Quelle que soit la scène ou le motif représenté, chaque peinture est comme une fenêtre ne montrant qu’une partie infime d’un monde chaque fois nouveau, chaque fois plus vaste, limité uniquement par l’imagination.artiste platiscien hlaymore photo

Je commence par imaginer non pas les volumes, les formes et les couleurs comme se suffisant à eux-même, mais comme des portions prélevées sur un monde qui restera inconnu, ou plutôt, des mondes, des univers entiers, et rien ne peut limiter le voyage qu’il soit à l’intérieur de soi, des autres ou dans les confins de l’espace. Seule reste cette limite de la toile, du support, que la peinture elle-même tente de dépasser, de détruire, pour s’émanciper de fausses frontières, ou se contentant de suggérer quelque chose de plus vaste, de plus conséquent, laissant l’imagination peindre la suite.

L’envie de créer, ou plutôt l’impérieux besoin, ne m’est pas venu ex-nihilo. Auparavant j’écrivais de la poésie comme exutoire ou pour donner forme à mes émotions. En 2009 ma vie tranquille s’est retrouvée violemment bousculée et l’écriture ne m’a soudain plus suffi. J’avais besoin d’enfermer mes émotions sous une forme physique, de capturer mes doutes, mes peurs et mes espoirs dans la matière.

Etant autodidacte, j’ai commencé de rien, je n’avais comme expérience de la peinture que le travail des ombres et des lumières sur de petites statuettes. Je suis très attaché à l’ancien, aux mythes, aux légendes, aux religions et à leurs iconographies, tout en étant athée. Je puise dans ces images sans les hiérarchiser ou les idolâtrer, comme des ressources issues du même corpus humain. Comme je suis inspiré par la littérature fantastique, notamment par le mythe de Cthulhu, mais aussi l’astrophysique, la xénobiologie et par dessus tout encore, la fascination que j’ai pour la femme. C’est de là que vient mon approche en relief de la peinture et du travail sur les textures, imiter la pierre, imiter le bois, rendre l’apparence de ce qui est lourd, ancien, charnel, brisé, perdu en partie, oublié, des visages esquissés, des énigmes, des références presque invisibles, donner une forme aux émotions, donner une forme à la colère, la déception, l’amour, tracés à coups de couteaux dans le mortier, giflés sur la toile à l’acrylique. Rarement je laisse place à la réflexion sur une oeuvre, je travaille dans l’instinct, dans l’urgence, dans la pulsion et ma propre analyse de certaines œuvres pourrait se résoudre par un cri primal. Je laisse libre chacun de voir dans mes fenêtres ouvertes sur l’ailleurs, ce qu’il désire y voir, c’est tout l’intérêt de vouloir jouer sur l’imaginaire, on s’enrichit toujours de celui des autres, spectateur, créateur, nous sommes les voyageurs de l’infini.


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